arrow-circle arrow-down-basicarrow-down arrow-left-small arrow-left arrow-right-small arrow-right arrow-up arrow closefacebooklinkedinsearch twittervideo-icon

Atelier régional pour l’Asie du Sud-Est : Renforcer la coopération nationale et locale pour prévenir et contrer l’extrémisme violent

Date de publication :
20/07/2023
Type de contenu :
Partager :

— 4 minutes temps de lecture

Les 18 et 19 juillet 2023, le Réseau des villes fortes a organisé son premier atelier régional pour l’Asie du Sud-Est à Manille, aux Philippines, réunissant 20 maires, gouverneurs et représentants de gouvernements nationaux d’Indonésie, de Malaisie et des Philippines afin d’identifier les possibilités de renforcer la coopération nationale-locale (CNL) en matière de prévention de la haine, de la polarisation et de l’intolérance.et l’extrémisme violent. Avec le soutien du département d’État américain et du ministère australien des affaires étrangères et du commerce, l’atelier a réuni les principaux dirigeants des villes et des provinces ainsi que les personnes chargées d’élaborer des stratégies nationales en matière de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent (P/CVE). Pour la plupart des dirigeants et fonctionnaires municipaux participants, l’atelier a été l’occasion d’une première information sur l’approche nationale de leur pays et sur les agences nationales chargées de la mise en œuvre, ainsi que d’un premier dialogue avec d’autres villes – au niveau national ou régional – afin de partager des idées sur leur propre rôle potentiel dans les efforts de prévention et de résilience en matière de lutte contre la criminalité transnationale organisée et de manière plus générale.

En présentant les principaux efforts nationaux, les représentants du gouvernement indonésien ont indiqué qu’ils travaillaient déjà en partenariat avec cinq provinces et deux villes pour élaborer des plans d’action locaux conformes au plan d’action national indonésien 2020-2024 en matière de prévention et de lutte contre la traite des êtres humains. S’il est clair que les gouvernements locaux jouent un rôle essentiel dans l’évaluation des menaces et les activités de prévention, nos collègues indonésiens ont fait remarquer que les maires et les gouverneurs devaient être impliqués de manière plus cohérente afin d’éviter que les approches locales ne deviennent trop dépendantes de l’apport des acteurs de la sécurité au niveau provincial. Les représentants du gouvernement philippin ont noté que l’atelier tombait à point nommé puisqu’ils commencent à localiser leur plan d’action national dans 17 régions. Ils ont partagé avec les participants une feuille de route pour les années à venir, en commençant par la sensibilisation et le renforcement des capacités des gouvernements locaux. La police antiterroriste malaisienne a souligné certaines des possibilités d’étendre le rôle des maires et des gouvernements locaux dans les efforts de prévention, en notant l’importance de renforcer la collaboration dans l’espace précriminel afin d’identifier les risques potentiels et de mener un engagement communautaire efficace. Dans la perspective d’un plan d’action national, ils ont identifié le besoin d’un soutien accru et d’un renforcement des capacités des maires pour leur permettre de réaliser leur rôle potentiel en matière de prévention et ont suggéré plusieurs mécanismes et ressources existants au niveau local qui pourraient potentiellement être mis à profit pour la prévention et le renforcement de la résilience.

Les maires et les responsables locaux ont accueilli favorablement la discussion sur les approches nationales. De l’avis général, les collectivités locales ont un rôle clé à jouer dans les efforts de prévention de chaque pays, ainsi que dans l’élaboration de stratégies nationales, grâce à leur connaissance et à leur compréhension des problèmes de leurs communautés. Outre les efforts de sensibilisation et de renforcement des capacités des dirigeants locaux, les maires ont exhorté les parties prenantes à faire preuve de réalisme en ce qui concerne les défis en matière de ressources et de durabilité, ainsi que la nécessité de mettre en place des mécanismes de coordination formalisés susceptibles de faciliter le dialogue et le partage d’informations dans les deux sens. Lors de sessions en petits groupes axées sur les pays, les participants se sont concentrés sur l’identification de chacun de ces défis de manière plus détaillée et sur l’élaboration d’une ébauche de domaines de collaboration potentiels.

De nombreux maires et responsables locaux se sont d’abord interrogés sur leur pertinence par rapport aux questions de prévention et de lutte contre la criminalité organisée dès le début de l’événement. Toutefois, à la fin, plusieurs d’entre eux ont déclaré qu’ils avaient désormais le sentiment d’être au cœur du programme P/CVE et, plus généralement, des efforts de prévention. Ils ont noté que le fait de constater de visu la reconnaissance de cette capacité par les homologues nationaux constituait une première étape cruciale. Ce qu’ils croyaient être du ressort exclusif des agences de sécurité et non des gouvernements locaux orientés vers le service public était en fait, selon eux, une force vitale – même si elle n’est pas encore pleinement réalisée – des administrations municipales et provinciales et de leurs dirigeants locaux dans chaque pays.

Le contenu de ce site a été traduit automatiquement à l’aide de WPML. Pour signaler des erreurs, envoyez-nous un email.