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Pleins feux sur la ville : Sousse, Tunisie

L’ancienne ville de Sousse se trouve sur la côte orientale de la Tunisie. Sa médina, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, est un labyrinthe bien préservé de ruelles étroites, de monuments historiques et architecturaux et de boutiques traditionnelles. À la suite de l’attentat terroriste de 2015, la ville a renforcé ses mesures de sécurité et ses infrastructures, garantissant ainsi la sécurité de ses habitants et de ses visiteurs. Aujourd’hui, Sousse utilise sa diversité pour améliorer l’expérience de ses habitants et de ses visiteurs, et constitue un exemple de résilience et de renouveau.

Bien qu’elle ne soit pas membre du Réseau des villes fortes, l’équipe du Réseau des villes fortes de l’Union européenne (UE) a été chargée de l’organisation de l’événement. Pôle régional pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (MENA) s’est néanmoins engagée à de multiples reprises avec des praticiens des collectivités locales de Sousse, y compris lors de la conférence du Hub sur la gestion des ressources humaines. atelier inaugural à Rabat (Maroc) en mars 2023 et à l’occasion de la conférence “Villes fortes” de l Quatrième sommet mondial à New York (États-Unis) en septembre 2023.

Quelles sont les préoccupations des autorités locales ?

La ville de Sousse a connu un afflux de migrants internes des zones rurales vers les zones urbaines, aggravé par une augmentation récente des nouveaux arrivants en provenance de l’étranger. Ce nombre de nouveaux arrivants a mis à rude épreuve la capacité de la ville à fournir à tous ses habitants les éléments de base de la vie, y compris un logement adéquat. Elle risque également de créer des tensions entre les migrants et les résidents de longue date, ces derniers pouvant avoir l’impression que les ressources déjà limitées de la ville sont détournées pour soutenir les nouveaux arrivants. Ces défis s’inscrivent dans le contexte d’une augmentation des abandons scolaires dans tout le pays, en particulier dans les quartiers marginalisés, y compris à Sousse. La ville est donc confrontée à des changements démographiques constants, à l’émergence de logements informels et à une jeunesse privée de ses droits, qui se retrouve vulnérable avec peu de perspectives d’emploi en raison de l’abandon de l’école.

L’attentat terroriste de Sousse en 2015, orchestré par un déscolarisé, souligne la gravité de la situation et renforce le besoin d’attention et de soutien dans ces zones et communautés vulnérables.

Comment le gouvernement local réagit-il ?

La ville de Sousse a mis au point une stratégie à multiples facettes pour résoudre ces problèmes. Par exemple, le gouvernement local a déployé un certain nombre d’initiatives visant à favoriser l’inclusion économique et sociale des migrants dans la ville. Il s’agit notamment de déployer des campagnes de sensibilisation pour atténuer la stigmatisation et la déshumanisation des migrants et de mobiliser les organisations non gouvernementales (ONG) et les différentes agences municipales pour qu’elles adoptent une charte de défense des droits des migrants. Le gouvernement local a également mis en place un “bureau d’orientation” qui sert de ressource spécialisée pour les migrants qui s’installent dans la ville, ainsi qu’un observatoire municipal des migrations, qui recueille et analyse les données relatives aux migrants qui peuvent être utilisées pour informer les politiques et les programmes.

Outre ces efforts au niveau local, la ville a plaidé avec succès pour que le gouvernement national tunisien reconnaisse le rôle des gouvernements locaux dans la gestion des défis migratoires, ce qui lui a valu le titre de “Ville solidaire avec les migrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile”. Elle a également conclu un partenariat avec la Office national de la famille et de la population (NOFP) et Organisation internationale pour les migrations (OIM) pour déployer une unité mobile Il s’agit de fournir un soutien immédiat et pratique aux communautés comptant un grand nombre de migrants, et de les sensibiliser aux services et au soutien qui leur sont offerts (à la fois par le gouvernement local et par l’OIM en tant que partenaire international). Le partenariat avec le PFNO a également permis d’élaborer des ressources sur la migration à l’intention des nouveaux arrivants et des prestataires de services. Il s’agit notamment de créer un mécanisme d’aiguillage sous forme d’une “antisèche” indiquant les agences/parties prenantes responsables des différents types de services offerts aux migrants.

La ville a également mis en œuvre des programmes visant à lutter contre l’augmentation du taux d’abandon scolaire. Par exemple, le gouvernement local s’est associé à MedCities et à une école située dans l’un des quartiers les plus défavorisés de la ville pour mettre en œuvre un projet pilote (2014-2015) visant à rendre les écoles plus accueillantes pour les élèves vulnérables. Il s’agissait notamment d’offrir un soutien pédagogique spécifique aux élèves risquant de décrocher, un soutien psychosocial aux parents et aux élèves, d’augmenter le nombre d’activités culturelles et sportives proposées aux élèves et de s’associer à des organisations de la société civile pour améliorer les installations de l’école (par exemple, en rénovant la cour de récréation et en peignant des peintures murales pour faire de l’école un lieu plus lumineux et visiblement plus accueillant). Le projet a suscité un intérêt et un engagement accrus de la part des élèves pour les cours et a inspiré la mise en place du programme d’éducation à la citoyenneté. Observatoire régional de Sousse sur l’abandon scolairequi existe encore aujourd’hui et vise à “surmonter le problème de l’abandon scolaire en développant un réseau de différents contributeurs qui travaillent sur le terrain” et qui peuvent travailler avec les écoles pour obtenir des impacts similaires.

Le conseil municipal s’est également efforcé de mieux impliquer les jeunes en soutenant la création d’un comité municipal dédié à la jeunesse et en impliquant des représentants de la jeunesse dans les comités municipaux existants, tels que les comités de la culture, des sports et de la préservation du patrimoine. En outre, la ville s’est associée à des ONG locales telles que We Love Sousse pour former les jeunes à devenir des leaders dans leurs communautés, les engager à organiser conjointement des activités artistiques et culturelles dans leurs quartiers et à renforcer les réseaux locaux d’animateurs et d’associations de jeunes.

Quelle est la prochaine étape ?

Malgré les difficultés persistantes en Tunisie à la suite de la dissolution des conseils municipaux, la ville reste déterminée à renforcer ses capacités sur des questions essentielles telles que la migration et la prévention de la haine et de l’extrémisme. Pour ce faire, les responsables de la ville de Sousse ont indiqué qu’ils continueraient à participer activement aux plateformes qui facilitent l’échange d’expériences et de bonnes pratiques, telles que le Réseau des villes fortes. Le Pôle régional MENA soutiendra également la ville dans la mise en œuvre des nouveaux guides Villes fortes, en particulier le Guide pour les villes, et, le cas échéant, fournira d’autres formes d’assistance technique sur demande.

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