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Ressources, Pleins feux sur les villes Hani i Elezit/Elez Han

Pleins feux sur la ville : Hani i Elezit/Elez Han

Hani i Elezit/Elez Han est une municipalité située dans le sud du Kosovo, à la frontière avec la Macédoine du Nord, qui a historiquement servi de porte d’entrée aux voyageurs traversant les gorges de Kacanik. Elle a rejoint le Réseau des villes fortes en mars 2017 et a depuis contribué à diverses activités de renforcement des capacités et d’apprentissage par les pairs. Il s’agit notamment d’un atelier organisé à Elbasan (Albanie) en juin 2023 sur les approches menées par les villes pour donner aux jeunes les moyens de faire face aux menaces qui pèsent sur la paix et la sécurité au niveau local. Bien qu’il s’agisse de l’une des plus petites municipalités du Kosovo et que ses ressources soient limitées, le gouvernement local a réussi à élaborer et à commencer à mettre en œuvre une approche globale de la société pour lutter contre la haine, l’extrémisme et la polarisation. Elle a mis en place des mécanismes pour faciliter la communication et la coordination entre les parties prenantes concernées, tout en tirant parti des capacités et de l’expertise des organisations communautaires.

Quelles sont les préoccupations des autorités locales ?

L’un des défis les plus urgents de la municipalité est la réhabilitation et la réintégration des combattants terroristes étrangers (FTF) et des membres de leur famille qui ont déjà été rapatriés par le gouvernement national. Cela est d’autant plus vrai que nombre de ces personnes sont originaires de Hani i Elezit/Elez Han et sont donc censées y retourner (ou l’ont déjà fait), et que la municipalité n’a pas reçu le soutien adéquat et n’a pas eu le temps de se préparer à “accueillir” ces personnes.

Au-delà des problèmes immédiats liés à la réhabilitation et à la réintégration des rapatriés, la municipalité est confrontée à des défis socio-économiques permanents et à un manque de confiance des habitants dans les institutions gouvernementales. Cette situation est exacerbée par le fait que la ville est située à la frontière poreuse du Kosovo avec la Macédoine du Nord, ce qui entraîne des afflux démographiques non contrôlés qui mettent à rude épreuve les ressources déjà limitées dont dispose la municipalité pour subvenir aux besoins de tous ses habitants.

Comment le gouvernement local réagit-il ?

Malgré ses capacités et ses ressources limitées, la municipalité a fait un effort concerté pour mettre en place des structures et des programmes visant à atténuer les risques de haine, d’extrémisme et de polarisation, à la fois pour soutenir les rapatriés dans leur réintégration et pour s’attaquer aux conditions socio-économiques et autres conditions sous-jacentes qui ont contribué à leur décision de rejoindre des groupes violents en premier lieu.

Tout d’abord, la petite taille de la ville a permis à la municipalité de développer, d’entretenir et de gérer des partenariats avec des groupes de la société civile et des organisations de base et de tirer parti de leurs capacités, de leur expérience et de leurs réseaux pour trouver des solutions locales efficaces et durables. Par exemple, le gouvernement local s’est associé aux chefs religieux de la communauté pour dissiper les récits extrémistes et promouvoir la tolérance. Tout aussi important, la municipalité a pu tirer parti de l’expertise et de la capacité des organisations non gouvernementales pour contribuer au processus complexe de réhabilitation et de réintégration.

En outre, la municipalité a donné la priorité au renforcement de ses efforts de prévention multisectoriels, en établissant un mécanisme d’orientation multi-agences pour soutenir les individus vulnérables qui sont considérés comme vulnérables à la radicalisation. Composée de 15 représentants des autorités locales, la plateforme est conçue pour servir de modèle aux autres municipalités du Kosovo. En outre, la municipalité gère un conseil local de sécurité pluridisciplinaire, présidé par le maire, qui se réunit tous les mois pour discuter des stratégies visant à résoudre les problèmes actuels de sécurité et de sûreté. À cet égard, l’accent est mis sur l’intégration des jeunes et des femmes, comme en témoigne le fait que la moitié des services municipaux sont dirigés par des femmes.

Quelle est la prochaine étape ?

Le maire de Hani Elezit/Elez Han a souligné que les lacunes en matière de capacités et de ressources continuent de poser un défi au gouvernement local, qui doit être plus efficace dans la lutte contre la haine, l’extrémisme et la polarisation. Par exemple, après le rapatriement des familles des FTF en avril 2019, la municipalité n’avait qu’un seul psychologue employé pour fournir un soutien psychosocial dans le cadre du processus de réhabilitation et de réintégration. La municipalité estime qu’elle bénéficierait d’opportunités de s’engager directement avec le gouvernement national afin d’ouvrir et de maintenir un dialogue national-local sur la façon dont les gouvernements locaux peuvent être mieux soutenus pour traiter les questions de haine, de polarisation et d’extrémisme, y compris pour réhabiliter et réintégrer efficacement les personnes qui reviennent au pays. Avec le soutien du réseau régional des villes fortes des Balkans occidentaux, la ville cherchera à saisir les occasions de le faire et à engager d’autres municipalités au Kosovo et dans la région au sens large sur ces questions.

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