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Pleins feux sur la ville : Edmonton, Canada

La ville d’Edmonton est la capitale de la province de l’Alberta (Canada). Avec plus de 1,4 million d’habitants (en octobre 2023), Edmonton est la cinquième plus grande municipalité du Canada. Elle abrite historiquement plusieurs peuples des Premières nations et s’enorgueillit actuellement d’une population multiethnique et multireligieuse diversifiée qui comprend des communautés d’origine est-, sud et sud-est asiatique, africaine, sud-américaine, moyen-orientale et caribéenne.

La ville est membre du réseau des villes fortes depuis 2018 et a contribué à de nombreuses activités des villes fortes. Il s’agit notamment d’un dialogue transatlantique qui se tiendra en juin 2023 à Berlin (Allemagne), au cours duquel le maire Amarjeet Sohi fera part de l’approche adoptée par sa ville pour lutter contre les niveaux croissants de racisme, de haine et d’extrémisme auxquels ses communautés sont confrontées, ainsi que du quatrième sommet mondial qui se tiendra à New York en septembre 2023.

Quelles sont les préoccupations des autorités locales ?

Comme dans de nombreuses régions du monde, les niveaux de haine et d’extrémisme ont augmenté au Canada ces dernières années. Par exemple, l’Organisation pour la prévention de la violence (OPV) a constaté qu’entre 2019 et 2022, les incidents de haine xénophobe et d’extrémisme ont augmenté de manière significative en Alberta. En outre, en 2020 et 2021, une série d’agressions motivées par la haine a été signalée à Edmonton, visant principalement des femmes et des filles musulmanes noires. Si de tels incidents n’étaient pas nouveaux dans la ville, le rythme auquel ils se produisaient, à savoir près d’une attaque par mois, a profondément inquiété le gouvernement local. Cela s’est produit dans un contexte d’augmentation de l’activité des nationalistes blancs dans la ville

Comment le gouvernement local réagit-il ?

En novembre 2021, le maire Amarjeet Sohi, alors nouvellement élu, a réagi à la recrudescence des attaques motivées par la haine à Edmonton en plaçant la lutte contre le racisme au premier rang de ses priorités politiques. En étroite collaboration avec les communautés concernées, il a mis en place un plan visant à développer une stratégie antiraciste à l’échelle de la ville. La stratégie a été approuvée en février 2022 et est maintenant mise en œuvre pour rassembler les communautés de cette ville diversifiée dans le but d’améliorer l’équité, de mettre fin à la pauvreté, d’éliminer le racisme et de progresser sur la voie de la vérité et de la réconciliation.

Grâce à ce plan, la ville cherche à réduire – avec l’intention d’éliminer – les incidents racistes et à s’attaquer aux causes sous-jacentes de la violence fondée sur la haine. Parmi les autres objectifs, citons le soutien au rétablissement et à la réhabilitation des victimes de la haine et le renforcement du sentiment de solidarité entre les communautés de toutes origines culturelles à Edmonton.

L’une des principales priorités de l’administration lors de l’élaboration de la stratégie était d’impliquer les communautés concernées dans le processus décisionnel. À ce titre, la ville a consulté des leaders communautaires BIPOC (Noirs, indigènes et personnes de couleur) ainsi que des représentants d’organisations de la société civile et des universitaires pour contribuer à l’élaboration de la stratégie. Le comité consultatif antiraciste d’Edmonton (ARAC), qui a été créé en 2019 “pour sensibiliser et catalyser l’action sur le racisme et l’antiracisme à Edmonton et fournir des conseils au conseil concernant les perspectives de la communauté sur les questions liées au racisme”, a organisé des réunions communautaires pour identifier conjointement les priorités de la stratégie. Une soixantaine de personnes et d’organisations ont été consultées, l’accent étant mis sur les personnes les plus marginalisées au sein des communautés BIPOC, en particulier les peuples autochtones et les BIPOC LGBTQ+, les jeunes et les femmes musulmanes. La collaboration entre l’ARAC et la ville a abouti à l’élaboration d’une stratégie finale qui s’articule autour de trois piliers :

  1. La première consiste à créer une organisation communautaire indépendante, dotée de toutes les ressources nécessaires et chargée de superviser les efforts de lutte contre le racisme à Edmonton. Un conseil consultatif contribue actuellement à façonner et à informer la création de cet organe, qui devrait être mis en place et commencer à travailler en 2024.
  2. Le second concerne l’ambition de la ville de montrer l’exemple en s’attaquant au racisme systémique en faisant de la lutte contre le racisme une priorité au sein de l’ administration. Le bureau du directeur municipal a embauché deux cadres supérieurs en 2022 pour mener ce travail de lutte contre le racisme, d’intersectionnalité et de réconciliation. La ville travaille également à la mise en place d’un bureau de lutte contre le racisme : un bureau de haut niveau chargé de lutter contre le racisme et de développer une culture de lutte contre le racisme au sein de l’administration. Une fois actif, ce bureau intégrera l’action antiraciste dans tous les processus bureaucratiques et agira en tant que partenaire pour créer une stratégie antiraciste à plus long terme pour la ville. La ville étudie actuellement les possibilités d’aménagement de ce bureau.
  3. Le troisième est l’allocation de fonds et la fourniture de formations et d’autres formes de renforcement des capacités pour soutenir l’action antiraciste. La ville fournit un financement de base et opérationnel ainsi qu’une aide au renforcement des capacités aux organisations communautaires qui luttent contre le racisme et la haine, dans le but de renforcer les organisations de base dirigées par les BIPOC. En soutenant ces activités, la ville pense que d’autres organisations d’Edmonton seront inspirées pour créer des stratégies et des politiques de lutte contre le racisme. La ville a également alloué 1,2 million de dollars pour soutenir des projets communautaires qui renforcent l’implication des jeunes et des personnes âgées dans la lutte contre le racisme, assurent le renforcement des capacités et l’innovation autour des programmes de lutte contre le racisme, mènent des recherches participatives et élèvent les voix et les perspectives des communautés sous-représentées.
Le maire Amarjeet Sohi prononce un discours sur le leadership des maires en matière de prévention lors d’un dialogue transatlantique à Berlin (juin 2023).

Quelle est la prochaine étape ?

La ville continuera à mettre en œuvre sa stratégie de lutte contre le racisme au cours des prochains mois et Strong Cities travaillera en étroite collaboration avec les responsables de la ville pour s’assurer que les enseignements tirés de ce processus sont partagés avec d’autres villes au Canada et dans le monde, notamment en veillant à ce que la ville continue à jouer un rôle actif dans l’initiative de dialogue transatlantique.

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