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Résultats de l’enquête du RCS : De quoi les villes ont-elles besoin pour faciliter la réhabilitation et la réintégration des combattants étrangers et de leurs familles ?

Date de publication :
16/07/2020
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— 7 minutes temps de lecture

Ci-dessus : Une femme voilée marche avec son enfant dans le camp d’al-Hol dans le gouvernorat d’al-Hasakeh, dans le nord-est de la Syrie, le 17 février 2019. (Photo par BULENT KILIC / AFP via Getty Images)

Marta Lopes
Manager, Réseau des villes fortes


Depuis que le Réseau des villes fortes (RCS) a lancé son enquête auprès des membres et les précédentes enquêtes sur les villes fortes, le Réseau des villes fortes a été mis en place. article sur la réhabilitation et la réintégration en mars 2020, peu de progrès ont été accomplis en ce qui concerne l’état d’avancement du programme de réhabilitation et de réintégration estimé à 1,5 million d’euros. 13 000 étrangers associés à l’État islamique en Syrie et en Irak, actuellement détenus dans des conditions désastreuses dans des camps du nord de la Syrie. La France a fait la une des journaux en juin après avoir rapatrié dix enfants, ce qui porte à 28 le nombre total d’enfants français rapatriés de Syrie et d’Irak. Outre les personnes qui ont été activement rapatriées par certains pays, de nombreuses personnes ont pu rentrer de leur propre chef au cours des dernières années.

Alors que la pandémie de Covid-19 menace des pays du monde entier, les experts ont mis en garde contre les conséquences humanitaires supplémentaires que la propagation du virus entraînerait pour ces personnes. Avant l’apparition du virus, 510 personnes sont mortes dans le seul camp d’Al Hol l’année dernière, dont 75 % d’enfants. On craint que la situation ne se détériore considérablement en raison de la pandémie.

Au sein du RCS, nous voulions comprendre quelles actions nos membres ont entreprises à ce jour pour soutenir la réhabilitation et la réintégration de leurs citoyens, et quels sont le soutien, les ressources et les compétences dont les villes ont besoin pour relever ce défi important. Une enquête menée auprès de 31 de nos membres en mars/avril 2020 nous a permis de mieux comprendre les lacunes auxquelles de nombreuses villes sont confrontées pour se préparer et répondre à ce défi. L’enquête a notamment mis en évidence un décalage évident entre la coopération nationale et locale : alors que plus de 60 % des membres interrogés avaient connaissance de cas locaux de rapatriés, plus d’un tiers des répondants n’ont eu aucun contact avec les autorités nationales à ce sujet. Vous trouverez ci-dessous un bref résumé de nos conclusions et nos suggestions sur le soutien dont les villes ont besoin pour renforcer leurs efforts.

Figure 1 : Pays de résidence des répondants

Résultat clé 1 : la réhabilitation et la réintégration des rapatriés est une question urgente pour les villes

61,3 % des personnes interrogées savent que des combattants étrangers ou des familles de combattants étrangers sont revenus dans leur ville, et 54,8 % s’attendent à ce que d’autres reviennent. Si l’on ajoute à cela les 29 % qui ne savent pas s’il faut s’attendre à des retours dans un avenir proche, ces chiffres montrent que la majorité des villes sont déjà confrontées à ce défi. Plus important encore, en particulier dans les pays en développement, la plupart des villes n’ont pas de plan, de politiques, de structures ou de capacités pour soutenir la réhabilitation et la réintégration de ces personnes (voir les graphiques 1 et 2).

Deuxième constatation : les villes ont besoin de meilleures données et d’une meilleure coopération avec les agences nationales de sécurité

68,8 % des villes des pays développés ont déclaré avoir besoin d’un meilleur accès aux données et aux informations des services de sécurité et des forces de l’ordre. En outre, 38,7 % des personnes interrogées ne savaient pas ou ne connaissaient pas la présence de rapatriés dans leur ville, et 45,2 % ne savaient pas s’il y en aurait ou s’il y en aurait davantage dans un avenir proche. Ce résultat justifie la nécessité d’améliorer les données et la coopération avec les agences de sécurité nationale qui possèdent ces informations. Il s’agit d’un défi récurrent dans le domaine de la prévention et de la lutte contre l’extrémisme violent, qui est largement lié à l’absence des systèmes d’information nécessaires pour partager les renseignements et les informations restreintes entre les autorités nationales et locales. Dans ce cas, 35,5% des répondants ont déclaré ne pas avoir été contactés par les autorités nationales à ce sujet, ce nombre augmentant considérablement dans les pays en développement (46,7%). Les autorités locales et leurs gouvernements nationaux respectifs doivent créer des espaces de dialogue et de coopération, en veillant à ce que les protocoles d’échange d’informations et les responsabilités des différentes agences soient clairement compris par tous les acteurs, et en améliorant ces systèmes si nécessaire.

“Les autorités locales doivent acquérir une connaissance approfondie des perceptions locales des rapatriés si elles veulent s’assurer non seulement que ces personnes peuvent contribuer positivement à leur communauté lors de leur réintégration, mais surtout que les communautés peuvent contribuer positivement aux efforts de réintégration”.

Résultat clé 3 : les villes pensent qu’elles recevront le soutien de la communauté dans leurs efforts de R&R

48,4 % des répondants sont d’accord ou tout à fait d’accord pour dire qu’ils recevront le soutien de leur communauté dans leurs efforts de réadaptation et de réintégration. Il s’agit d’un résultat très positif qui nécessiterait des recherches supplémentaires pour être mis en contexte, car la stigmatisation et l’isolement social ont été des obstacles majeurs à une réintégration réussie dans d’autres cas. Cela indiquerait que le soutien de la communauté serait un atout majeur sur lequel les villes pourraient s’appuyer. Toutefois, 35,5 % n’étaient ni d’accord ni en désaccord avec l’affirmation, ce qui peut indiquer qu’ils sont incertains ou ambivalents quant au rôle des communautés.

Les médias ont tendance à dépeindre cette question de manière négative, en affirmant par exemple que le public se montre généralement “fortement opposé au rapatriement des combattants de l’État islamique ou de leurs familles”. Alors que les données d’opinion internationales sur ces questions sont faibles, ces perceptions semblent provenir de sondages très localisés, y compris les résultats d’une enquête menée en France qui s’est concentrée sur les opinions du public concernant le rapatriement des enfants de Syrie et d’Irak. Malgré ce manque général de preuves, ces perceptions ont fortement influencé les politiques de rapatriement en Europe, par exemple. Les autorités locales doivent acquérir une connaissance approfondie des perceptions locales des rapatriés si elles veulent s’assurer non seulement que ces personnes peuvent contribuer positivement à leur communauté lors de leur réintégration, mais surtout que les communautés peuvent contribuer positivement aux efforts de réintégration.

Résultat clé 4 : les villes souhaitent renforcer leur capacité à gérer des cas individuels, notamment par le biais d’un apprentissage entre pairs avec des villes expérimentées.

D’après les réponses, les deux principaux types de soutien dont les villes ont besoin sont des outils spécialisés d’intervention et de gestion de cas, ainsi que des possibilités d’apprentissage par les pairs auprès de villes expérimentées (ces deux types de soutien étant considérés comme prioritaires par 61,3 % des personnes interrogées). Bien que certaines villes commencent à développer une expertise considérable dans ce domaine, les possibilités de partager les expériences et les enseignements tirés restent très limitées. Certaines plateformes commencent à offrir de telles possibilités, notamment le Forum mondial de lutte contre le terrorisme, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe et le réseau de sensibilisation à la radicalisation. prenez noteIl est toutefois nécessaire de s’engager de manière plus cohérente et de documenter les expériences locales avec les combattants étrangers de retour et leurs familles, ainsi que d’apporter un soutien à l’intervention d’un spécialiste.

Vous travaillez avec des rapatriés et leurs familles et vous avez des expériences à partager ? Ou avez-vous besoin d’aide pour mettre en place de nouveaux processus ? Prenez contact avec nous à l’adresse [email protected] si vous souhaitez partager vos idées ou accéder à une expertise.

Ressources existantes

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