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Le rôle négligé des villes africaines dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent

Date de publication :
22/09/2022
Type de contenu :
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— 4 minutes temps de lecture

Une nouvelle étude menée par le Réseau des villes fortes et financée par l’Union européenne examine l’efficacité des approches existantes en matière de prévention et de lutte contre la criminalité organisée en Afrique et fournit des recommandations pratiques pour améliorer le rôle des autorités locales.


Auteurs :

Eric Rosand
Directeur exécutif

Isel van Zyl
Responsable du programme Afrique

Jon Jones
Coordinateur

Charlotte Moeyens
Senior Manager


A propos du rapport

Ce rapport présente les besoins et les priorités des villes et autres autorités locales d’Afrique en matière de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent. Il explore les domaines dans lesquels une participation accrue de ces acteurs locaux pourrait contribuer à catalyser et à soutenir les efforts en faveur d’approches de l’extrémisme violent et des défis qui y sont liés, menées au niveau local et par l’ensemble de la société. Il identifie également les mesures à prendre pour répondre à ces besoins et priorités, notamment par le développement d’outils de formation et autres outils de renforcement des capacités, ainsi que par l’implication des organismes et plateformes multilatéraux existants, y compris le Réseau des villes fortes.


Principaux résultats

1. Le paysage de la menace extrémiste violente en Afrique est de plus en plus complexe et localisé, alimenté par les tensions et les conflits intercommunautaires, la marginalisation, la faible gouvernance et le manque de confiance dans les institutions gouvernementales.


2. Les autorités locales sont bien placées pour reconnaître, comprendre et réagir aux contextes hyperlocaux que les extrémistes exploitent pour recruter de nouveaux membres ou gagner du soutien.


3. Les réponses locales les plus efficaces à l’extrémisme violent sont celles qui s’inscrivent dans le cadre d’efforts plus larges en faveur de la sécurité des communautés.


4. Les villes et les communautés situées dans les zones frontalières sont particulièrement vulnérables, mais souvent négligées par les gouvernements centraux en Afrique en termes de soutien logistique et financier.


5. Les autorités locales veulent tirer parti de leurs avantages comparatifs en matière de prévention et de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale en étant habilitées à élaborer et à mettre en œuvre elles-mêmes des politiques et des programmes de prévention.


6. En Afrique, les efforts de prévention et de répression sont encore trop centralisés et sécurisés, et les villes frontalières et les autorités rurales sont généralement négligées dans les politiques et les programmes de prévention.


7. Les cadres nationaux de prévention et de lutte contre la pauvreté et la vulnérabilité intègrent rarement les points de vue des villes et des autorités locales, et ne définissent pas le rôle ou le mandat des gouvernements locaux, ce qui se traduit par des plans fondés sur des hypothèses plutôt que sur les réalités locales.


8. L’absence ou la limitation de la coopération nationale-locale (CNL) fait obstacle à une plus grande implication des villes dans la lutte contre la criminalité transnationale organisée en Afrique, où les autorités nationales et locales n’ont pas la même compréhension de la menace ni de leurs rôles respectifs.


9. Les gouvernements locaux ont besoin de formation et d’autres formes de soutien au renforcement des capacités pour exploiter leur potentiel en matière de P/CVE, y compris la manière d’exploiter les ressources et les infrastructures existantes, de recevoir des ressources locales supplémentaires et de se voir offrir davantage d’opportunités.


10. De nombreux acteurs multilatéraux de la P/CVE sont engagés en Afrique, mais la coordination et la cohérence entre eux sont limitées, ce qui entraîne une duplication des efforts, et ils n’engagent pas souvent les autorités locales, ce qui crée une confusion quant au rôle de ces dernières dans la P/CVE.

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Résumé des recommandations

1. De meilleures réponses : Intégration, inclusion et apprentissage

2. Construire localement : Identité, capacité et confiance

3. Une meilleure coopération à tous les niveaux


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