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Laboratoire d’innovation des jeunes de Young Cities Belgium : Résumé de l’atelier

Date de publication :
04/05/2022
Type de contenu :
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— 5 minutes temps de lecture

Ci-dessus : 11 jeunes participants de toute la Belgique ont pris part au laboratoire d’innovation des jeunes villes à Anvers du 8 au 11 avril 2022.

Auteur : Sameen Zehra
Associé, Jeunes villes

Vue d’ensemble

Cette année, Young Cities étend son programme à la Belgique avec le soutien de l’ambassade des États-Unis dans le pays. Le programme soutient les jeunes activistes et les acteurs municipaux d’Anvers et de Liège pour qu’ils lancent des initiatives locales visant à promouvoir la cohésion sociale et la paix. La première étape du programme a commencé à Anvers avec un atelier interactif de quatre jours, connu sous le nom de “Youth Innovation Lab”, qui s’est tenu du 8 au 11 avril à Zuienkerke, en Belgique. Avec le soutien du partenaire local, Roots vzw, l’équipe de Young Cities a adapté son modèle d’atelier pour répondre aux besoins des jeunes participants qui souhaitaient donner à leurs pairs les moyens de lutter contre la discrimination et les comportements antisociaux au sein de leurs communautés. L’atelier s’est appuyé sur une approche d’apprentissage par la pratique, avec un programme centré sur le renforcement des compétences des jeunes artisans de la paix en matière de planification et de mise en œuvre de projets de changement social efficaces et durables. Ces projets seront élaborés et mis en œuvre au cours des six prochains mois.

Les 11 jeunes participants, venus de différents quartiers d’Anvers, ont pu nouer des liens et collaborer les uns avec les autres au cours de cet atelier de type “retraite”. Ils ont acquis des connaissances théoriques et pratiques dans les domaines de la gestion de projet, de la communication stratégique, du suivi et de l’évaluation, et plus encore, tout en recevant des conseils continus de la part des équipes de Young Cities et Roots pour élaborer leurs plans de projet. Le dernier jour de l’atelier, les participants ont présenté leurs projets à des décideurs clés, notamment des responsables du service de la jeunesse et du service de prévention de la ville d’Anvers, ainsi qu’un membre du bureau de lutte contre le terrorisme du département d’État américain.

Vous trouverez ci-dessous les principales conclusions du laboratoire d’innovation pour la jeunesse, ainsi qu’une série d’étapes que l’équipe de Young Cities et les jeunes participants entreprendront. Les opinions exprimées dans ce document sont basées uniquement sur les discussions de l’atelier et ne représentent pas nécessairement le SCN, l’ambassade des États-Unis en Belgique, le département d’État américain, le gouvernement de la ville d’Anvers ou les membres du SCN.

Principaux enseignements


1. Tirer parti de la diversité de la jeunesse anversoise est un défi mais une nécessité.

Les Anversois représentent au moins 180 nationalités différentes et un jeune sur deux est issu de l’immigration. Bien que cela crée un paysage de jeunesse dynamique dans lequel travailler, il n’est pas facile d’atteindre des jeunes diversifiés par le biais d’activités communautaires et de surmonter les divisions causées par la discrimination raciale, religieuse et fondée sur le sexe. Certains jeunes participants ont exprimé le souhait de relever ces défis par le biais de leurs projets, en encourageant le dialogue et les espaces sûrs parmi leurs pairs qui peuvent bénéficier de leurs initiatives.

Bien que ce niveau d’engagement des jeunes soit prometteur, les participants ont fait part de leurs difficultés à se faire entendre des décideurs dans un domaine aussi saturé.

2. Anvers dispose d’un espace d’engagement des jeunes vaste et actif, mais il est possible d’en faire plus pour encourager les efforts communs.

Le travail de jeunesse à Anvers a généralement été décrit comme très organisé et engagé, avec au moins 193 initiatives actives et certains groupes opérant dans la ville depuis au moins 50 ans. Il n’est pas rare que les centres et associations de jeunesse aient des contacts et des partenariats avec les administrations municipales, bien qu’il existe également de nombreuses organisations informelles sans structures opérationnelles concrètes. En Belgique, il est facile d’enregistrer une organisation sans but lucratif, et le nombre d’entités est donc assez élevé. Bien que ce niveau d’engagement des jeunes soit prometteur, les participants ont fait part de leurs difficultés à se faire entendre des décideurs dans un domaine aussi saturé. Les efforts menés par les jeunes ont aussi parfois été disparates et déconnectés les uns des autres, ce qui a freiné leur impact à grande échelle et leur extensibilité.

3. La lutte contre la masculinité toxique et les comportements antisociaux est une priorité pour les jeunes.

Certains participants ont indiqué que de nombreux garçons de leur communauté sont pris dans des cycles autodestructeurs de comportements masculins antisociaux et toxiques qui nuisent à la communauté, compromettent leur avenir et limitent leur développement émotionnel. Les participants ont été motivés pour mettre en place des opportunités de mentorat, par le biais du sport, d’activités sociales et d’interactions avec des personnalités influentes de la communauté, afin de créer un espace sûr pour que les jeunes hommes se connectent les uns aux autres et à leur communauté, et apprennent à s’exprimer.

Prochaines étapes

Au cours des six prochains mois, Young Cities aidera les participants à élaborer et à mettre en œuvre des projets concrets en s’appuyant sur les connaissances et les compétences acquises lors de l’atelier.

1. Encourager les initiatives menées par les jeunes à Anvers

Trois groupes de jeunes d’Anvers sont en train de consolider leurs plans de projet afin d’être pris en considération pour le financement de Young Cities pour relever les défis suivants : l’inclusion des jeunes dans les processus civiques et la prise de décision locale, la discrimination religieuse parmi les jeunes de différentes confessions, et le comportement antisocial parmi les jeunes hommes.

2. Fournir des ressources adéquates aux efforts menés par les jeunes

Jusqu’à 4 000 euros seront versés à chaque équipe retenue qui présentera une proposition solide pour mener à bien son projet pendant une période de six mois (mai-octobre 2022). Pour assurer la durabilité, les groupes de jeunes auront la possibilité de demander un financement supplémentaire après la mise en œuvre, afin de continuer à développer et à étendre leurs projets et leur impact.

3. Renforcer l’engagement des jeunes dans la ville grâce aux subventions municipales

Les subventions municipales sont des projets à petite échelle que Young Cities développe en coordination avec les dirigeants municipaux afin d’impliquer les jeunes et de renforcer leurs efforts de construction de la paix. Les projets sont l’occasion pour la ville de s’engager de manière significative avec ses jeunes citoyens, à la fois en tant que bénéficiaires directs et en tant que partenaires. Young Cities fournira jusqu’à 6000 euros et travaillera avec des représentants de la ville d’Anvers pour planifier et réaliser ce projet.

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