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Ensemble pour la sécurité 2022 Entretiens en ligne : Principaux résultats

Date de publication :
04/05/2022
Type de contenu :
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— 11 minutes temps de lecture

Contexte

Ensemble pour la sécurité est une série de débats en ligne coproduits par Villes sûres nordiques et le Réseau des villes fortes. Lancé pour la première fois en 2021, le programme “Ensemble pour la sécurité” vise à inspirer les dirigeants nationaux et locaux, les professionnels et les jeunes avec de nouvelles idées pour agir dans leurs communautés contre les menaces pressantes en matière de sûreté et de sécurité, tout en sauvegardant les droits de l’homme.

À une époque où les valeurs démocratiques, le pluralisme et les droits de l’homme sont soumis à de fortes pressions, il est essentiel de partager les connaissances et les expériences entre les villes afin d’être constamment à l’avant-garde de la lutte contre la montée de la haine, de la polarisation et de l’extrémisme dans le monde.

Les entretiens “2022 ensemble pour la sécurité”, qui se sont tenus en mars et en avril, ont porté sur deux questions connexes : Sauvegarde des démocraties localesen mettant l’accent sur la protection des villes et des communautés contre les discours haineux en ligne et hors ligne et les ingérences électorales ; et Gouvernance des villes sûres et alliances régionalesL’accent est mis sur les mesures que les villes peuvent prendre pour promouvoir et renforcer les partenariats aux niveaux local, national, régional et mondial.


Principaux enseignements de la conférence “2022 ensemble pour la sécurité

1. La cartographie des contextes locaux est essentielle à l’efficacité des efforts de prévention

Avant de commencer tout travail, il est essentiel de dresser une carte de la situation sur le terrain. Il s’agit notamment d’analyser le paysage local de l’extrémisme et de comprendre les besoins et les perspectives en matière de prévention en consultant les parties prenantes locales. Étant donné que les approches de prévention les plus efficaces sont celles qui répondent directement aux besoins locaux, la planification ultérieure du projet doit s’appuyer sur ce diagnostic initial. Une fois la mise en œuvre entamée, il est important que les projets puissent s’adapter à l’évolution de la situation au fur et à mesure que de nouvelles informations apparaissent. Pour la transparence et la cohésion internes du réseau, il est essentiel que les changements soient communiqués clairement à tous les membres.

2. Les villes peuvent contrer les campagnes de désinformation en renforçant la confiance et la résilience des populations locales.

Avec le développement continu de nouveaux outils pour amplifier les messages en ligne, la désinformation est devenue un outil majeur utilisé par les acteurs de l’ensemble du spectre politique. Les initiatives municipales ont un rôle important à jouer pour atténuer les effets de ces campagnes de désinformation avant même qu’elles ne commencent. Deux moyens d’y parvenir sont de renforcer la confiance et la résilience au sein des communautés locales. La confiance s’avère cruciale lorsque les campagnes de désinformation cherchent à discréditer les entités locales en semant le doute sur leurs activités. Il est donc impératif que les collectivités locales et les décideurs politiques entretiennent cette confiance en garantissant l’ouverture et la transparence dans toutes leurs activités, en engageant le dialogue avec les membres de la société civile et en restant ouverts à la critique. Le renforcement de la résilience passe par l’enseignement de la pensée critique et de l’éducation aux médias à toutes les tranches d’âge, et pas seulement aux jeunes, ce qui permettra aux communautés de mieux reconnaître la désinformation et d’y résister. Il est essentiel que ces campagnes soient adaptées aux besoins des contextes locaux, en tenant compte à la fois des niveaux d’éducation aux médias et des principales sources de désinformation. Les villes peuvent également favoriser la résilience en soutenant le travail des organisations de la société civile et des médias locaux indépendants qui cherchent à lutter contre la désinformation.

3. L’inclusion est la clé du renforcement des démocraties locales

Les villes et les autorités locales sont bien placées pour expérimenter des solutions innovantes visant à encourager la démocratie participative. En incluant des groupes sociaux de toutes les couches dans les discussions, les débats et les assemblées, les villes peuvent créer des espaces permettant aux citoyens d’obtenir des informations fiables, d’exprimer librement leurs opinions et d’échanger des points de vue sur des questions liées à la gouvernance locale et au-delà. Quelle que soit la forme qu’elles prennent, ces initiatives doivent mettre l’accent sur l’inclusion des minorités et des communautés historiquement marginalisées. Ce sont ces communautés qui font le plus souvent état des niveaux de confiance les plus bas dans les autorités et qui sont parmi les plus exposées aux effets des campagnes de désinformation. Cela signifie qu’il est essentiel d’améliorer la représentation, de concevoir des projets visant à favoriser l’intégration sociale de ces communautés et de les inclure dans le processus décisionnel des autorités locales pour favoriser des démocraties locales stables et durables. Comme cela a été suggéré lors des entretiens en ligne, cela peut prendre la forme de conseils ou de commissions composés de représentants qui peuvent défendre les intérêts de communautés particulières.

4. La technologie numérique peut être utilisée par les villes et les praticiens pour renforcer les démocraties locales

La vitesse exponentielle à laquelle la désinformation, les discours haineux et les fausses nouvelles se répandent dans l’espace en ligne fait de l’internet un espace intrinsèquement difficile à naviguer et à réglementer pour les autorités municipales. Pourtant, les acteurs locaux peuvent exploiter ces mêmes technologies numériques pour renforcer leurs démocraties et les rendre plus résistantes. Les conversations démocratiques se déplaçant en ligne, les interventions qui éduquent les résidents sur la manière de s’engager dans l’espace numérique peuvent avoir un impact significatif sur la cohésion sociale. Les autorités locales peuvent également exploiter les technologies pour s’engager directement avec les citoyens, identifier les besoins locaux, les priorités et les lacunes dans les activités gouvernementales, et établir des liens de confiance avec les communautés marginalisées.

5. Les réseaux créent un espace unique permettant d’exploiter l’expertise de différents domaines professionnels dans le travail de prévention.

En établissant des liens entre les praticiens des différents domaines de la prévention, les réseaux sont particulièrement bien placés pour faciliter le partage d’expériences, de preuves, de bonnes pratiques et de leçons apprises sur le terrain. Comme cela a été souligné lors des entretiens en ligne, les réseaux peuvent servir de tissu conjonctif entre les différentes couches de la société et contribuer à jeter les bases solides nécessaires à la mise en œuvre efficace des projets de prévention et de lutte contre la criminalité organisée. En travaillant ensemble, les acteurs peuvent concevoir et mettre en œuvre des projets qui auraient pu dépasser la capacité ou la portée d’un seul acteur. Il permet aux organisations de s’appuyer collectivement sur les points forts de leurs activités respectives (par exemple, en exploitant la confiance de la communauté dont jouissent les organisations religieuses ou l’expertise en la matière des agences de sécurité). Le travail en réseau permet également d’élargir la portée géographique et la durabilité des interventions de prévention.

6. L’identification d’objectifs et de paramètres communs est essentielle dans le cadre d’une collaboration au sein d’un réseau

Un défi commun à la mise en œuvre de projets de prévention par le biais de réseaux est la coordination des différents acteurs impliqués. Plus il y a d’acteurs travaillant ensemble, plus il peut être difficile de parvenir à un consensus sur les priorités, ainsi que sur la forme et la portée des interventions. Les désaccords peuvent retarder ou faire échouer ces efforts, ou encore conduire à la domination des réseaux par des acteurs plus importants, les petites organisations se sentant exclues des processus décisionnels ou imposées. Pour remédier à ces problèmes, il est important d’élaborer un protocole d’accord afin d’établir dès le départ une vision commune et de définir clairement les rôles et les responsabilités de toutes les parties prenantes. Lors de la rédaction d’un protocole d’accord, les membres doivent rester flexibles, être prêts à s’adapter aux spécificités du réseau en question, rester à l’écoute des domaines de préoccupation spécifiques des membres et rester ouverts à la révision de la stratégie adoptée tout au long du processus.

7. Les réseaux doivent s’efforcer de conserver l’autonomie de leur mission et de leur vision.

Un défi important pour les réseaux est de conserver l’indépendance sur leurs projets et l’orientation de leur travail tout en dépendant du financement des donateurs. Les panélistes ont fait remarquer que les donateurs ont souvent leurs propres attentes concernant la forme, l’orientation et la mise en œuvre des programmes qu’ils financent. Cela peut parfois aller à l’encontre de la vision du réseau. Il est essentiel d’exposer clairement la mission et la vision du réseau aux donateurs dès le début d’une subvention ou d’un projet, afin de garantir que le réseau puisse mener à bien son projet conformément à ce qu’il a communiqué à ses partenaires et aux communautés avec lesquelles il travaille. Si ce n’est pas le cas, le réseau risque de perdre la confiance du terrain, ce qui peut nuire considérablement à la réalisation et à la durabilité du projet. Bien qu’il s’agisse d’un défi, les réseaux devraient, dans la mesure du possible, s’efforcer de diversifier leurs sources de financement afin de conserver leur autonomie.

8. La pandémie de COVID-19 a présenté à la fois de nouveaux défis et de nouvelles opportunités

Au cours de la conférence COVID-19, les extrémistes ont rapidement adopté une approche essentiellement en ligne, en recourant davantage aux forums et aux médias sociaux pour diffuser leur message. Cela a nécessité un changement stratégique parallèle de la part des acteurs locaux de la prévention, afin de trouver de nouvelles façons de travailler et de rester en contact, et d’identifier et de développer de nouveaux outils et solutions numériques. L’impact de cette évolution vers un monde plus virtuel, numérique et connecté est encore en train d’émerger, et les réseaux et les praticiens doivent rester ouverts à de nouvelles opportunités.

9. Le partage des connaissances au niveau international peut accroître de manière significative l’efficacité du travail de P/CVE.

Les contenus et les activités extrémistes franchissant plus facilement que jamais les frontières nationales, les villes et les réseaux sont de plus en plus souvent confrontés aux mêmes défis, quel que soit le contexte géographique. Il est donc essentiel que les villes et les acteurs locaux puissent échanger des expériences, des bonnes pratiques, des leçons et des défis au niveau international. Que ce soit sous la forme de webinaires, de conférences ou d’échanges, la facilitation de ce partage peut apporter une expertise et un soutien cruciaux aux autorités locales qui s’attaquent pour la première fois à l’extrémisme, ainsi qu’une prise de conscience commune du paysage de l’extrémisme à l’échelle mondiale.


Ensemble pour la sécurité 2022 | Sauvegarde des démocraties locales. Jeudi 17 mars 2022

Ensemble pour la sécurité 2022 | Gouvernance des villes sûres : Le rôle des réseaux et des alliances. Jeudi 7 avril 2022


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